Celui-ci, je vais faire court, parce qu’il y a peu à en dire et que je préfère ne rien inventer pour remplir la page. Le Teka TR 750 est la version 0,75 CV du TR 550, avec une chambre inox de 980 ml et une alimentation continue. Le reste de sa fiche est mince, et le tableau juste en dessous te le montrera mieux que trois paragraphes de bavardage.
En revanche il y a une chose à en dire, et elle vaut le détour : c’est le seul du comparatif dont le chiffre de puissance mérite qu’on s’y arrête. Pas parce qu’il est élevé, au contraire.
405 W chez Teka ne valent pas 405 W chez le voisin
Teka publie 405 W pour un appareil vendu comme un 0,75 CV.
Fais le calcul et ça ne tombe pas juste. Trois quarts de cheval convertis donnent environ 560 W, ce qui est d’ailleurs la valeur médiane de puissance des 32 modèles renseignés du comparatif. Teka annonce donc 155 W de moins que ce que sa propre étiquette commerciale laisserait attendre.
L’explication est simple : c’est la consommation électrique réelle qui est affichée, pas la puissance nominale du moteur. Beaucoup de constructeurs font l’inverse, et personne ne le précise sur l’emballage.
Ce que ça veut dire pour toi, concrètement : tu ne peux pas mettre les 405 W du Teka en face des 560 W d’un broyeur à déchets anonyme et conclure que le second broie mieux. Ils ne mesurent pas la même chose. C’est agaçant, c’est le marché qui est comme ça, et voilà le genre de piège qui fait acheter le mauvais appareil.
Reste que sur les chiffres bruts, le comparatif le classe sous la médiane. Je ne vais pas prétendre le contraire.
Une chambre inox de 980 ml, et pourquoi l’inox compte le jour où ça coince
Sur les 26 modèles du comparatif dont le matériau de chambre est connu, dix-huit sont en inox. Le TR 750 en fait partie.
Ce n’est pas une question de prestige. Une chambre en inox se raye moins, se pique moins, et surtout se débloque mieux : le jour où une cuillère à café tombe dedans et coince la meule, tu vas passer un outil par le haut et forcer un peu. Sur une cuve en nylon ou en matériau composite, ce geste laisse des traces. Un broyeur qu’on ne peut pas débloquer soi-même finit débranché au bout de deux ans, et j’en ai récupéré assez pour savoir que c’est la première cause d’abandon, bien avant la panne moteur.
Les 980 ml sont légèrement sous la médiane du comparatif, à 1,12 L. Pour deux ou trois personnes, l’écart ne se voit pas. L’alimentation continue, elle, est le bon fonctionnement : on jette au fil de l’eau plutôt que de charger, refermer et attendre.
Le TR 550 fait presque pareil, et lui, on sait ce qu’il coûte
Voilà mon principal problème avec cette machine, et il n’est pas technique.
Le Teka TR 550 est relevé à 240,27 € en août 2026, avec 380 W. Vingt-cinq watts de moins sur une échelle de mesure identique, puisque c’est le même constructeur qui compte de la même façon. La même chambre inox, la même alimentation continue.
Si tu hésites entre les deux, le TR 550 est celui dont tu connais le prix avant de cliquer.
Il ira très bien à celui-ci, beaucoup moins à celui-là
Je le conseille à celui qui équipe une cuisine Teka et veut rester dans la marque, ainsi qu’à un foyer de deux ou trois personnes qui broie des épluchures et des restes d’assiette. La chambre inox et l’alimentation continue sont les deux bons points de cette fiche, et ce sont deux points qui durent.
Je ne le conseille pas à qui remplit son tableau comparatif colonne par colonne : il perdra sur les watts pour une raison qui n’est pas la bonne. Je ne le conseille pas non plus à une famille de cinq, où 980 ml de chambre obligeront à s’y reprendre à deux fois presque chaque soir.
Honnête sur ses chiffres, avare sur le reste
Bon. Le TR 750 est une machine honnête chez un constructeur qui annonce ses chiffres honnêtement, ce qui est plus rare qu’on ne croit sur cette catégorie de produit.
Il n’a pas de quoi renverser le comparatif, et sa fiche reste courte. Si tu veux du Teka, regarde d’abord le TR 550 à 240,27 € : tu sais ce qu’il coûte, il partage l’essentiel, et l’écart de puissance entre les deux est de vingt-cinq watts.